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02 juil. 2013
Hydratation et non sur-hydratation!
Auteur : Christian Villeneuve, M.Sc.
christian@lemomentum.com


Je viens de terminer un livre intitulé : WATERLOGGED – The Serious Problem of Overhydration in Endurance Sports, par Tim Noakes, MD, DSc.  Traductions libre : Surchargé d’eau - Le sérieux problème de la surhydratation dans les sports d’endurance.  Ce livre, référé par La Clinique du Coureur, est une véritable bombe dans le domaine des boissons énergétiques et surtout dans la façon dont on doit s’hydrater lorsque l’on court.

 
 
Vous avez sans aucun doute déjà entendu dire : Quand tu as soif, il est trop tard, tu es déjà déshydraté!  Il faut te peser avant le départ et ensuite à ton retour pour calculer la quantité d’eau que tu as perdue par transpiration et que tu dois absolument remplacer.  Si tu perds plus de X% de ton poids lors d’une course, ta performance va diminuer de Y%...
 
Or, ce livre se veut une revue de toutes les études scientifiques sur le sujet de l’hydratation, mais surtout de la phobie et du mythe que la déshydratation mène directement au coup de chaleur et que cela est très dangereux pour la santé et peut même entraîner la mort!  En fait, les études citées dans le livre remontent au années 1920, où on faisait des expériences avec des mineurs qui travaillaient dans des milieux très chauds…  On a ensuite transposé ces premières observations au monde de la course et on en est venu par erreur, à croire et donc à vouloir prouver coûte que coûte que la déshydratation était très dommageable pour la santé.
 
Je vous résume en partie l’évolution dans le livre qui est très scientifique et très détaillée.  En fait, le livre peut être lourd pour quiconque n’a pas un grand bagage en physiologie de l’exercice.
 
Hors, jusque dans les années 1970, les marathoniens étaient encouragés à ne boire que s’ils n’en avaient pas le choix lors de temps très chaud… Des grands marathons ont été remportés (Andy Burfoot, Boston 1968), des records au marathon Olympique (Emil Zatopek, 1952, Abebe Bikila, 1960 et 1964) ont même été réalisés par des hommes qui n’ont RIEN BU durant la totalité de la course.
 
Ce n’est qu’avec l’arrivée d’une certaine boisson énergétique, développée pour aider à prévenir les coups de chaleur des joueurs de football de l’Université de la Floride (Gators), que les recommandations de boire de plus en plus lors des activités physiques sont apparues…
 
Les recommandations sont donc passées de boire le moins possible, à boire autant qu’on peut le tolérer et idéalement 1,2L/heure!!! Tout un changement!  Tout ce phénomène, jumelé à la participation de plus en plus grande de toutes sortes de gens dans les marathons et les triathlons de longues distances.  En plus d’une nouvelle tendance à publiciser les produits d’hydratation.  Un phénomène nouveau est donc apparue dès les années 1980, soit l’hyponatrémie qui se veut une surhydratation qui provoque un déséquilibre au niveau des quantités de sodium dans le corps et qui fait en sorte que les gens qui en sont atteint lors d’épreuves d’endurance voient leurs cellules se gonfler d'eau.  Celles du cerveau se gonflent d’eau et deviennent enflées, faisant augmenter la pression intra-cranienne, ce qui placent parfois les gens dans le coma et a même entraîné plusieurs morts (définition et résumé très succins).
 
Or, ce livre nous fait l’explication du phénomène de ses premières apparitions jusqu’à aujourd’hui.  On peut aussi lire comment ce problème se règle… en buvant selon notre soif et non en buvant exagérément.
 
Le livre comporte plus de 400 pages et je vais donc, dans le cadre de ce bloque simplement vous traduire le résumé de la conclusion.  Tous les mordus du sujet pourront lire en détails le livre.
 
Résumé :
 
- Votre corps vous dira ce dont il a besoin, si vous l’écoutez.
- Donc, buvez ad libitum – c’est-à-dire selon ce que dicte votre soif.
- La déshydratation n’est pas une maladie et ne contribue d’aucune façon à d’autres maladies associées aux longues courses
   (marathon et ultra-marathon) et aux triathlons.
- Durant les activités compétitives plus longues (plus d’une heure) vous devrez consommer des glucides (sucres) sous une
   forme quelconque.
- Vous n’avez aucunement besoin d’augmenter votre consommation de sodium (sel) au-delà de ce que votre appétit vous  
   dicte.
- Vous n’avez aucunement besoin d’ingérer du sodium additionnel lors de vos activités physiques.
- Comprenez que beaucoup de ce que vous croyez important pour votre bien-être est le résultat de 
   manipulations ciblées par l’industrie dont le principal objectif est son succès commercial et pas
   nécessairement votre santé, ni votre sécurité.
 
Notez, je le répète, que ce livre est un livre de recherche scientifique, basé sur des articles de recherches publiés dans des revues scientifiques.  Il a fallu beaucoup de cran à ce médecin sud-africain pour aller à contre-sens des fausses vérités alimentées par les grosses compagnies à coup de publicité et de grosses commandites.  Tout une industrie de l’hydratation s’est développée depuis plusieurs années… pas par nécessité mais par opportunisme.  Pensez aux ceintures avec bouteilles, aux boissons énergétiques, aux gels, etc. La majorité du temps, pour la majorité d’entre-nous, ce sont des accessoires bien superflus!
 


Christian Villeneuve, M.Sc.
 
 
 

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07 juil. 2013
Commentaire de : Nathalie Bluteau
Très intéressant!!!Donc, les liquides bourrés de sucre siroté sur une longue période ne sont pas nécessaire, enfin quelqu'un qui m'aide à combattre la carie dentaire chez les gens qui s'entraînent.

MERCI!
07 juil. 2013
Commentaire de : mario tremblay
très bon blogue coach;)
07 juil. 2013
Commentaire de : Annie Mercier
Merci pour l'info. Est-ce que le livre est disponible en français ?
07 juil. 2013
Commentaire de : Annie Mercier
Merci pour l'info. Est-ce que le livre est disponible en français ?
08 juil. 2013
Commentaire de : Christian Villeneuve
Je ne crois pas que livre soit déjà disponible en français... L'auteur est sud-africain!